Visit of Empty spaces exhibition with students

We have organized visit of the exhibition Empty Spaces with approximately 250 students from IST and French School (from pre school to high school).

We questioned the pupils about the artworks on several angle:

  • first, they had to choose their favorite artwork
  • then, we asked them to express their feelings about 2 specific pieces
  • finally, they tried to guess a technique

There were also 2 games

  •  find the details from the artworks
  • make a puzzle
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Empty Spaces exhibition@Alliance française of DSM

Opening II

Opening III  Opening 1

Empty Space was my first solo exhibition. More than 40 pieces about the topic of full and empty. Here is a the word of Mister the ambassador of Belgium, Paul cartier on the opening day.

Dear Guests, Ladies and Gentlemen,

It is an honour to welcome you here at the opening of the exhibition of our fellow Belgian, Ms. Delphine Buysse. The exhibition is on the very interesting concept of emptiness, or nothingness.

Maybe the most appropriate thing to do for such an exhibition would be to say… nothing. But that might be a bit awkward as well, especially since I already promised to give a speech. So let me say a few words.

Ms. Delphine Buysse has lived in Tanzania for over 8 years, and since 5 years she is active with organising exhibitions, and by creating art herself. She participated as an artist in several exhibitions, and she was the curator of 3 exhibitions here in Dar es Salaam. Her first self-organised exhibition was here in the Alliance Française of Dar es Salaam. The latest one was one year ago, with the ‘Cabinet of Curiosities’ in Nafasi Art Space.  

This is the first exhibition were Delphine is both the curator and the artist. And I think she is quite courageous to choose ‘emptiness’ as a subject. On the one hand it sounds very light-hearted, on the other hand the concept ‘emptiness’ is full of significance and controversy in many fields. It is a concept on which philosophers, scientists, artists and psychologists have debated for centuries.

For scientists a vacuum is a very powerful force. But what is a vacuum? Is it empty space? If a vacuum is indeed nothing, then how can it exist?

In philosophy the notion of nothingness is very strongly linked with the notion of existence. Many eastern philosophers, Buddhists, Hindus, have contemplated the subject in depth.   Also some famous European philosophers, such as Heidegger and Sartre, have written extensively about this. A human being is characterised by existence. As Heidegger puts it, ‘we are thrown into the world’. In that sense a human being, just like a piece of art, is a blank canvas on which everything has to be created. He/She has to create him/herself from nothing.

Delphine goes further than seeing ‘emptiness’ as a study object. She interprets the subject according to her own taste and emotions.

And that brings us to psychology. Emptiness also evokes emotions such as fear. Fear of not being, or fear of being alone, maybe also fear of boredom. At the same time new digital technologies fill every available minute, every available second. Somehow the emptiness has gone. These digital technologies bring the whole world to our screen, but at the same time it creates a distance from reality and from other people.

We have lost the art of doing nothing, of being bored, but with it also the time for reflection. Maybe this exhibition may help us in that reflection.

 

(translated in ENGLISH from FRENCH) about the researches I did during one year to prepare this exhibition to understand better where do my inspirations are coming from.

EMPTY SPACES’ S INSPIRATIONS: ORIGINAL VERSION IN FRENCH

Un seul mot pour décrire l’absence de quelque chose, le néant, la vacuité, l’inanité, le manque, l’abîme, le rien, le chaos. Parfait exemple de l’extraordinaire polysémie des mots dans la langue française, la notion de vide y occupe une place importante, de la science à la psychologie en passant par l’art et la philosophie. Selon les Grecs anciens, le vide faisait même l’objet d’une personnification préexistant à la création en la figure de la déesse Nyx. Dans la mythologie, Nyx, la nuit, et son frère Érèbe, les Ténèbres, furent les premières divinités issues du Chaos primordial. La Nuit joue le rôle de matrice du monde et le vide contiendrait donc l’ambivalence des choses. Il remet en question notre notion d’espace, nous renvoie à la contradiction philosophique entre ce qui est et ce qui n’est pas ou ce qui ne naît pas et par sa complémentarité au plein, nous rappelle les règles de l’art. Cette polysémie, presque intraductible, a fait l’objet de mon intérêt, je l’ai explorée tout au long de mon travail sous différents angles pour la réinterpréter à travers le prisme de mes émotions.

En sciences, l’admission du vide dans la nature agitera fortement les milieux savants jusqu’à aboutir au fameux principe d’Aristote qui lui-même niait l’existence du vide : « natura abhorret vacuum », la nature a horreur du vide et s’empresse de le remplir. Nous avons tendance à définir le vide comme ce qui reste dans le verre après qu’on en ait tout extrait. Or si le vide existe, il n’est pas rien mais quelque chose qui ne doit pas être enlevé au risque d’être réduit à néant qu’il n’est pas puisqu’il est quelque chose. Pour faire le vide, il faut tout enlever sauf le vide.

Dans son livre sur la relativité, Einstein consacrera une partie au problème de l’espace : il y nie le vide ou plutôt l’existence d’un espace vide de champ. Les objets physiques ont une « étendue spatiale ». De la sorte, le concept d’« espace vide » perd son sens. Depuis peu nous savons que l’espace-temps, la trame même du monde dans lequel nous vivons, est un contenant élastique, susceptible d’onduler. Au cours de leur trajet, les ondes gravitationnelles secouent l’espace-temps, ce qui aurait pour effet de modifier brièvement la distance séparant deux points dans l’espace et la notion d’espace elle-même.

En philosophie, la notion de vide est intimement liée à la notion d’être. Le vide est l’absence d’être. Parménide disait « l’être est, le non-être n’est pas ». Platon, quant à lui, pensait que le vide n’existait qu’à l’extérieur de l’Être, ce dernier étant plein. La théorie de Sartre, expliquée dans l’Etre et le Néant, se résume comme ceci : « l’existence individuelle précède l’essence individuelle ». « L’être pour soi », c’est à dire l’homme conscient de son existence, de sa liberté et de sa propre conscience reste néanmoins incomplet, en construction. Et c’est cette incomplétude qui définit l’homme. Puisque le pour-soi n’a pas d’essence prédéterminée, il est forcé de se créer à partir du néant. Et grâce à la conscience de ne pas être, l’homme devient ce qu’il est : un néant, entièrement libre dans le monde, une toile vierge sur laquelle tout est à créer.

Dans la création, le travail de l’homo faber s’enracine à travers ce couple imaginaire « plein-vide ». Avant toute fabrication, l’homme imaginant projette sur les matériaux les finalités qu’il veut leur donner. Il invente une forme de matière susceptible de recevoir l’intangibilité du vide. Les vases sont faits d’argile mais leur utilité n’est que par l’existence du vide. Et techniquement, sans ce vide, le pot de terre exploserait à la cuisson. La plupart des formes d’art qui travaillent la matière reposent sur ce jeu réciproque du plein et du vide. Ce n’est donc pas la matière, mais la forme elle-même qui devient pleine ou vide. La technique transforme l’excès de matière, de plein, en vide potentiel susceptible d’accepter la forme. Cette condition est à la base même de tous les arts plastiques, l’architecture, le graphisme, les arts textiles qui sont à la fois des arts du vide et du plein.

Bien sûr, sous un angle psychologique, le vide évoque la peur, nous avons tous des peurs, à commencer par celles de ne pas être et de ne pas exister. Celles-là mêmes qui nous empêchent trop souvent de dire non pour ne pas déplaire ou encore qui nous pousse parfois à adopter des comportements pathétiques et incohérents pour exister par procuration dans un monde virtuel. Les nouvelles technologies, initialement au service de l’homme ont fini par conditionner les relations humaines. L’hyperactivité technologique, les avatars, les intelligences artificielles et autres assistances vocales informatisées font naître des solitudes hypermodernes qui révèlent un autre mal de notre temps: la peur de la solitude.

Or à force de ne pas oser affronter nos peurs et de les fuir, nous fuyons en même temps toute une palette d’émotions pour atteindre une perfection qui n’existe pas, une grande Belezza. Ce refus des émotions est une sorte de mauvaise foi de la conscience collective et qui génère de l’anxiété. Pourtant la responsabilité, quand elle ne fait pas l’objet d’une phobie, est sans doute une des solutions les plus évidentes apportées par la psychologie moderne. Nous avons le choix, nous sommes libres, tout est dans l’interprétation et dans le pouvoir de l’intention.

En l’occurrence, les sagesses orientales le savent depuis longtemps, le vide est au cœur de toutes choses, comme une entité régulatrice qui y insufflerait un espace animé. Tirée de la philosophie indienne Astika, les mots de Nisargadatta Maharaj disent ceci : « Libérez-vous de la forme et du nom, du désir et de la peur qu’ils créent, que reste-t-il ? –« Le néant ». -Oui, le vide. Mais le vide est plein à ras bords. C’est la potentialité éternelle, comme la conscience est l’éternel présent. » Et comme des profondeurs, on ne peut que remonter en poussant sur ses pieds, le vide – entendez ici le rien, l’ennui, le silence, la vacuité – s’il devient une peur, n’est en fait qu’une perception tronquée comme une illusion d’optique. L’autre réalité serait de le voir comme un champ de possibles.

Des lieux pour être seuls, c’est ce qui nous manque, des lieux où résonne le son du vide. Ce sont les grands espaces qui calment l’esprit, les lieux abandonnés d’où émane une poésie singulière, les places noires de monde dont on ne peut s’extraire que par la force de l’imagination. Du temps pour ne rien faire, c’est aussi ce qui nous manque. Du temps pour réfléchir, pour pouvoir questionner nos croyances. Pour se souvenir des traditions, de nos origines, de ce que nos ancêtres nous ont enseigné. Du temps pour sentir le temps qui passe, vivre l’ennui et apprivoiser la solitude. Savoir ne rien faire est un plaisir oublié. Eprouver la douceur de vivre ne sera peut-être bientôt plus qu’une aptitude qui nous laissait autrefois une respiration pour appréhender le monde. Aurait-on peur d’affronter le silence et d’écouter le métronome de notre libre-arbitre?

Invite 'The Last Time I Saw ...' 10 March 2016

The Last Time I Saw exhibition

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Pop up multimedia exhibition in a house listed for demolition. The director of The Nafasi Art Space, Jan Van Esch, choose 8 visual artists: Amani Abeid, Ebony Verbond, Rehema Chachage, Miguel Costales, Cloud Chatanda and Nicholas Calvin Jan van Esch himself and myself. “So it’s a house with character, where every artist chose a room and decided to do in it what he felt. This is how the whole thing came about”.

For this exhibition which is also kind of Jan’s farewell, he proposed us to work on a 70’s song from Joni Mitchell called ‘The last time I saw’. It directly guided my mind to the topic of memory and senses.

Half of my artworks have been done on paper : I used it as a metaphoric skin which is connected to the hippocampus. I also exhibited two photographies and two paintings which are snapshots of Dar es Salaam’s nightlife, like a reminiscence of african lights in my insomnia’s nights.

Drawing on paper, A2

Drawing on paper, A2

Spine © Delphine Buysse 2015  Smell © Delphine Buysse 2015

 

Press:

http://dailynews.co.tz/index.php/sport/27-entertainment/47797-out-of-all-places-to-have-an-exhibition

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Paper II exhibition@Circle Art Gallery

Feel blessed to have been picked up again by The Circle Art Gallery for its second exhibition of Art on paper
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November 24 – December 23, 2015

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The group exhibition dubbed ‘Paper II’ presents over 50 works on paper in all their variety from drawings, prints, photographs, collage, sculpture and installation. It follows the success of the first and unique Circle paper exhibition held in Kenya on March 2014 showcasing 40 works. The intention of the exhibition is to expose a wider range of artists and to attract new collectors.

Attracting works from a group of San printmakers from the Kalahari, Botswana for the first time in Kenya, the exhibition brings together carefully curated and thought-provoking artwork from emerging and established artists.

Commenting on the exhibition, Danda Jaroljmek, Director Circle Art Agency says, “This is the first time that we have received such varied works from emerging artists who are really experimenting with new media and concepts, which is very exciting to witness.”

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For more pictures:

http://www.circleartagency.com/exhibitions/paper-2/

 

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Concerning the Internal exhibition@Circle Art Gallery Nairobi

Circle Art Gallery - Nairobi, Kenya

Delphine Buysse’s work @ Circle Art Gallery

Circle Art Gallery - Nairobi, Kenya

The first exhibition at Circle Art Gallery gives space to a group of 20 artists chosen for their diverse interrogation of profoundly individual, internal concerns. Concerning the Internal features video, installation, painting and drawing that communicate each artist’s innermost thoughts, experiences or desires.

Broader narratives about shared human experiences are counter-balanced by intimate, personal stories.  What brings the work together is its ability to draw the viewer into a reflective space, and allow insights into the artists’ most personal concerns.

Dawit Abebe, Maral Bolouri , Delphine Buysse, Rehema Chachage, Eltayeb Dawelbait, Naomi Wanjiku Gakunga, Diana Kamara, Wambui Kamiru, Zihan Kassam, Jackie Karuti III, Wanja Kimani Miriam Syowia Kyambi, Ato Malinda, Sibylla Martin, Kerttu Maukonen, Paul Onditi, Souad Abdel Rasoul, Ephrem Solomon, Xavier Verhoest, Beatrice Wanjiku.

Gallery’s website

http://www.circleartagency.com/exhibitions/concerning-the-internal/

Article on C &

http://www.contemporaryand.com/blog/exhibition/group-exhibition-concerning-the-internal-opening-of-the-new-circle-art-gallery-in-kenya/

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The Beauty salons and the Beast@Apex Art project NYC-DSM

Very happy to have been selected to be part of  this interesting concept of exhibition. A great opportunity offered to us by Rehema Chachage & Jan Van Esch who won the Apex Art franchise for their project. I was pleased to meet the so generous NYC team who traveled to meet us.

The concept

Beauty Salons and the Beast* introduces the Tanzanian public to new and experimental art and aims to increase public interest and dialogue in the happenings and role of the visual arts in Tanzania. The project carries the theme of ‘multiple-choice’ and will feature artworks and interventions from local Tanzanian and international artists.

The exhibition aims to explore the public sphere and questions the role of artists in society by using artistic media and creative expression to engage with communities to communicate, explore, and articulate issues of local significance. It employs the ‘if they don’t follow the art, we will bring the art to them’ module by ‘infecting the city’ with activities like public performances, interventions, and public discussion as a way of bringing art to the community, and as a catalyst for dialogue.

Works of art will be exhibited in five small and large beauty salons and barbershops located in the streets of the Msasani area of Dar es Salaam.’ **

* Title adopted from Erick Mchome’s 12-02-2011 article in Mail and Guardian.

** Official press release

BSB map

Here is the article which has initiated the concept:

http://mg.co.za/article/2011-12-12-beauty-salons-and-the-beast

And the one in the french newspaper ‘Le courier international’

http://www.courrierinternational.com/article/2011/12/30/manucure-et-bien-coiffe-l-homme-moderne-de-dar-es-salaam

Here are some extract of the proposal written by ® Rehema Chachage for the exhibition

“Ultimately… public art… is about art and the public. And as long as that public is not just a small group of in-the-know followers of art, but a complex nation of inequality, varying access, varying levels of free time; as long as it is about publics.”(1)

The idea developed as a response to a trend that we have noticed: that attending art exhibitions is not really a tradition for most Tanzanians. Hence, not enough locals (as compared to the expatriate audience) attend art exhibitions and other cultural events taking place in galleries and cultural centers in the city… We say, ‘If they wont follow the art, let the art follow them;’ and we are on a mission to follow our audience wherever they may be.

For this first attempt at ‘pop-up’ exhibitions, we decided to explore beauty salons and barbershops as sites for intervention, after encountering an article from which this exhibition takes its title, « Beauty Salons and the Beast » by Erick Mchome, which highlights the extent to which salons have become one of the booming businesses in the city of Dar es Salaam, and where one finds a large concentrated mix of upper, middle, and lower class Tanzanians spending their spare time, especially on weekends.(2)This is the kind of audience we have, for the longest time, been trying to gain access to.

Like an increasing number of artists today, the artists selected for Beauty Salons and the Beast are interested in the public sphere and in questioning their role in society by using artistic media and creative expression to engage with communities to communicate, explore, and articulate issues of local significance. They employ this exhibition as a means to take art outside of the four white walls that they are used to, to access viewers other than the traditional gallery goers, and to listen to alternative views on their ‘messages’ and ‘media’ so as to develop an ‘eye’ and ‘ear’ for local aesthetics and interpretation of contemporary art. Through their interventions, they want to challenge their audience to pay attention and perceive more deeply the environment that they occupy – the situation through which their interventions are received and the resulting discourse are key elements. In a way, these artists are assuming the role of advocates (through art) for alternative perspectives that challenge assumptions, beliefs, and community values.

Included in Beauty Salons and the Beast are works that grab the imagination and resonate with our immediate time and place. Most of the contributions are closely tied with the upcoming general election in October 2015, and are reflective on our 50+ years of independence and 20+ years of practicing liberal democracy with contradictions therein, one of the most endemic being how to curb corruption and abuse of office. With the voting practice in mind, the artists collectively agreed on multiple choice(s) as a starting point and the overarching theme – as a form of assessment tool in which respondents are asked to select the best possible answer (or answers) out of the choices from a list, one discovers that the answer is more often than not ‘all of the above’ – there are multiple choices.

Barbie dolls installation

Barbie dolls installation

…On the subject of choice(s) or making a choice(s), the installation with 50 Barbie dolls hanging upside down and tinted in 50 Shades of Grey, Delphine Buysse’s intervention, examines dualities in life and the difficulties that come with making choice(s)…

Each artist is trying to, in his or her own distinctive way, voice his/her own story/concern. To quote the Executive Director of Africa Center, Tanner Methvin, “The propaganda is that we don’t have the authority to freely express ourselves. Our voice requires permission from someone or something that does. It is our teacher, principal, boss, or the government official who allows us to dance, sing, paint, photograph, write, or simply speak. They tell us when we have been selected, picked, or chosen and only then do we stand up… This of course is a myth, but one we all participate in progressing every time we suppress ourselves and avoid the opportunity to tell our story.”(3)

Rehema Chachage © 2015

1. Jay Pather, Curator’s Note in Infecting the City: Public Arts Festival, March 10-15, 2014, Cape Town City Centre, exhibition catalog, p. 3.
2. Eric Mchome, “Beauty Salons and the Beast,” Mail & Guardian, Dec. 12, 2011: http://mg.co.za/article/2011-12-12-beauty-salons-and-the-beast.
3. Tanner Methvin, Introductory Note in Infecting the City: Public Arts Festival, March 10-15, 2014, Cape Town City Centre, exhibition catalog, p. 2.

 Catalogue of the exhibition

Catalogue

http://apexart.org/images/chachage-esch/chachage-esch.pdf

Press

The Citizen

http://www.thecitizen.co.tz/magazine/the-beat/If-they-won-t-follow–let-the-art-follow-them/-/1843792/2622686/-/item/0/-/qq7jte/-/index.html

COC

Cabinet of curiosities exhibition

 

to see more pictures

http://altdel.net/curating/cabinet-of-curiosities/

and for the art lovers, here is the article from the catalogue en français

 

De l’histoire parallèle du Cabinet de curiosités ou une histoire des possibles.

La curiosité comme première condition si ne qua non à la création d’une exposition.

En 1771, dans le dictionnaire de Trévoux, la curiosité comporte déjà trois composantes, « Curiosus, cupidus, studiosus » : l’attention, le désir, la passion du savoir. Dans le dictionnaire de Furetière, le curieux est défini comme « celui qui veut tout savoir, et tout apprendre, qui a désir d’apprendre, de voir les merveilles de l’art et de la nature, qui a voyagé, qui a feuilleté tous les bons livres, qui a ramassé les choses les plus rares ».

Dès le début, le mot désigne à la fois l’état du sujet et la nature de l’objet mais il restera longtemps attaché à l’activité artistique ou scientifique de l’amateur. Effectivement, l’histoire de la curiosité suit celle des objets dans leurs rapports avec notre désir, du plus inavoué (jouissance du collectionneur plus ou moins fétichiste) au plus honorable (amateur, chercheur…). Mais très vite, la curiosité ne sera plus seulement l’apanage des amoureux du luxe et du lucre, en proie à la simple jouissance esthétique ou à une soif du plaisir de posséder la singularité. Elle devient, au contraire, plus subtile, s’oriente vers une passion pour les objets porteurs de sens et se teinte d’une soif du savoir.

Aujourd’hui peu encouragée dans l’enseignement, la curiosité, pourtant innée chez les enfants, a mauvaise réputation. En français, ne dit-on pas qu’elle est un « vilain défaut» ? Plus métaphorique, l’anglais dit qu’elle « a tué le chat ». Le quotient de curiosité commence néanmoins à figurer aux côtés du quotient intellectuel et émotionnel. Dans un article de la Harvard Business Review, «La curiosité est aussi importante que l’intelligence», Tomas Chamorro-Premuzic explique que ceux qui ont un quotient de curiosité développé font preuve de deux grandes qualités : la «tolérance face à l’ambiguïté» et la volonté «d’acquérir des connaissances».

Faire face à l’incertitude ou à l’imprévu, aborder les conflits de façon créative, trouver de nouvelles solutions, découvrir, assembler, innover, se lancer dans l’expérimentation avec l’espoir de trouver de nouvelles pistes sont autant de qualités inhérentes à la curiosité et de conditions nécessaires à la création mais aussi à la réussite d’une exposition collective. La thématique du Cabinet de curiosités permet d’exploiter la curiosité en cherchant à pénétrer ou à surprendre les secrets intimes de la Nature et du processus de création du monde dans ce qu’ils offrent de plus fantastique.

Pas d’expérimentation sans liberté.

Libérer l’expérimentation, vaste programme. Créer sans contraintes, de quelque nature qu’elles soient : esthétiques, financières ou politiques, n’est-ce pas le rêve de tout artiste ? Une utopie, sans doute, en trame de fond derrière l’organisation de cette exposition.

Selon le psychiatre anglais Donald Winicott, l’aire psychique de jeu du petit enfant prend naissance dans un espace intermédiaire appelé l’espace potentiel. Dans cet espace potentiel, l’illusion serait une sorte d’erreur génératrice d’une possibilité, celle d’expérimenter. L’expérimentation se fonde sur des hypothèses perpétuellement remises en question pour accéder à un nouvel état de connaissance.

A travers cette expérimentation, le jeu est décrit comme une manipulation réalisée par l’enfant en interaction avec lui-même ou avec des objets externes pour minimiser l’angoisse humaine. Ces « objets » qui amenuisent l’angoisse, sont appelés des objets transitionnels. Le jeu devient dès lors un acte créateur comme solution à l’angoisse et la créativité, une approche de la réalité extérieure, une force motrice du développement humain qui permet de voir perpétuellement les choses avec un regard neuf, à condition que la tradition le permette. Chez l’adulte, le prolongement de l’espace potentiel du jeu se fait à travers des expériences culturelles et notamment la création artistique.

La collection comme processus d’inspiration et pour initier le plaisir de faire

Selon Walter Benjamin, historien de l’art allemand, chez l’enfant, l’acte de collectionner est un processus de renouvellement au même titre que l’acte de peindre, coller, découper. Pour l’adulte ou le collectionneur, l’acquisition d’un livre ancien équivaut à sa renaissance. Renouveler le monde est sans doute l’instinct le plus profond qu’éprouve le collectionneur quand il vient d’acquérir de nouveaux objets.

Outre sa vocation encyclopédique perceptible derrière le concept de « petit théâtre du monde », la collection permet aussi de susciter l’imagination en effectuant un voyage immobile dans l’espace et le temps et de témoigner en offrant des traces du passé et du lointain.

L’acte de collectionner ces objets étranges parfois créés de main d’homme, dévoile un aspect ludique du Cabinet de curiosités. Miniaturiser le monde, pouvoir tout englober d’un seul regard. Le jeu humain fait aussi écho au jeu divin de la création et témoigne d’une volonté de faire sens en créant des liens entre le visible et l’invisible, le sensible et l’intelligible, le connu et l’inconnu.

Renouveler le monde, susciter l’imagination, laisser des traces du passé, donner du sens, rassembler, jouer, créer un lien entre l’humain et le divin sont autant d’objectifs qui sous-tendent l’acte de collectionner et qui sont des conditions inhérentes à l’initiation du processus de création et de réinterprétation contemporaine du Cabinet de curiosités, tel que nous l’avons imaginé.

Le cabinet de curiosités et le travail de commissaire

Les artistes surréalistes mettaient en œuvre une théorie de libération du désir en utilisant des techniques qui reproduisent les mécanismes du rêve. Par l’acte de transformation créatif, les objets sont tournés, retournés, détournés de leur sens, de leurs formes pour devenir des objets insolites, « araisonnés ». Ainsi, à côté des objets extraordinaires qui font de nous de banals curieux, il y a les objets ordinaires qui rendent la banalité curieuse.

Dans un cabinet de curiosité, les objets se mettent à dialoguer entre eux, éveillant, réveillant l’imaginaire jusqu’à l’inconscient. A mi chemin entre le hasard et la nécessité, l’objet, détourné de toute fonction utilitaire, prend la place d’un messager.

Mais à l’instar de l’artiste qui ne manifeste sa liberté d’individu qu’au sein d’un groupe, l’objet ne prend son sens que par rapport aux autres objets. Et cette dialectique des objets, qui est l’essence même du travail de commissaire, entre ordre et désordre, rationnel et merveilleux, didactisme et liberté, entretient la primauté du désir.

Voilà pourquoi un cabinet de curiosité, à l’image d’un atelier d’artiste témoigne de rencontres, de voyages, de promenades, d’amitiés, de ruptures, de débats, d’un faisceau de conditions objectives qui ont présidé à l’élaboration et de choix subjectifs résultant du désir des artistes et des commissaires.

 Delphine Buysse

 

 

Invit Web

L’Enfer-Me-Ment/Confinement@The French Alliance

4 walls/4 artists/Enclosed for 48 hours

Wouah ! We thought it, we made it, we lived it ! It was an extraordinary  experience, full of emotions. A lot of work, lack of sleep but incredible memories. We have learned to transcend unexpected events into creativity.

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What was it about?

The aim of the performance was to spend 48 hours closed together : creating, thinking, sharing techniques or ideas, defending or fighting for them, for our space.

Being locked up behind two doors, between four walls is reminiscent of prison, of room, of solitude. This solitude engendered by seclusion, evokes feelings of walls, borders but also by contradiction, the loneliness of wide open spaces that make us dream. This is not to mention the solitude of urban spaces caused by the rapid development of our cities. Boulevards are bustling with people, crowds swarm together, live beside each other, pass without speaking to each other, without even noticing each other.

© Charlotte Schattenmann

© Charlotte Schattenmann

Stop time to think and reflect about freedom of creating : breaks, blockage, obessions, unrest, set ideas, judgments of values, irrational delusions or delirium which prevent us from really expressing ourselves, accessing and revealing ourselves.

A human adventure where alliances much more than oppositions were created and where artists’ego  sublimated each other under confinement. Is creating under constraint still creating ? Being deprived of sleep sometimes fades the borders between dream and reality.

Here is an article about the exhibition

http://www.fondation-alliancefr.org/?p=11810

To see more pictures

http://altdel.net/curating/lenfer-me-ment-confinement-2013/

Collage

Un certain regard by 4Hands

 

4 hands, 2 artist, 1 lens.

Portrais of Tanzania made of collage by:

Delphine B, plastic artist

Charlotte S, photographer

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It took place at the private sale of Julia’s Dhow Wood Sale during  two days.